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Le vrai Richard Martineau? Que nenni! Pourquoi ce blogue alors? Ça aurait pu être Guy-A., c'est Martineau. Pour ses amateurs, au lieu de m'invectiver, consolez-vous en disant que la parodie est une forme d'hommage...
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lundi 21 janvier 2008

Le procès du dérisoire

Ça y est. Un autre détracteur qui décide d'ajouter une pierre à l'édifice. Un signataire supplémentaire de la coalition anti libre-penseur, anti franc-tireur. J'ai nommé le bien séant, Stanley Péan.

Surtout, ce qui me sidère, ce qui me scie les jambes, c'est le motif invoqué pour me rentrer dedans. Môssieur annonce qu'il en a l'envie depuis des lustres, mais môssieur n'utilise que le prétexte de ma chronique de samedi dernier pour entrer dans la mêlée.

Qu'est-ce qu'elle avait ma chronique de samedi dernier, intitulée Le procès de l'Histoire? Qu'est-ce qu'elle avait?

Môssieur Péan me reproche dans un billet sur son blogue confidentiel (1) d'avoir lié Mai 68 en France avec la création des cégeps, de la Révolution tranquille et de la naissance du mouvement souverainiste.

Donc, je l'avoue j'ai terminé ma chronique par ces phrases:

«L'onde de choc de Mai 68 s'est fait ressentir partout. Au Québec, il a donné naissance à la Révolution tranquille, au mouvement souverainiste et aux cégeps.

Faut-il pleurer, faut-il en rire? Le procès est ouvert. J'attends vos témoignages.»

Môssieur Péan rétorque à la chute de ma chronique en ces termes:

«Il arrive que le mélange de mauvaise foi, d’arrogante inculture et de flamboyante paresse intellectuelle du type me sidère encore. Quoique, je dois l’avouer, c’est de plus en plus rare… On s’habitue à tout à la longue, disait le héros de L’Étranger, roman qui comme tout le monde le sait a été inspiré à Camus par les conclusions de la Commission Bouchard-Taylor.»
Alors là, ça me dépasse un peu. C'est bien la rigolade, mais tout le monde et sa soeur savent très bien que L'Étranger est inspiré par les oeuvres de Wajdi Mouawad.

Parce que, voyez-vous, Môssieur Péan souligne à grands traits que la Révolution tranquille s'est amorcée en 1960, voire en 1959. Parce que la Commission Parent qui a donné naissance aux cégeps a eu lieu en 1964. Parce que le mouvement souverainiste était déjà très éveillé dès 1963.

Sur ce point, il a raison. On n'a qu'à penser au discours du général de Gaulle en 1965 ainsi qu'aux manifs pour le bill 22, l'année suivante. Mais là n'est pas l'essentiel de mon propos!

Mauvaise foi. Arrogante inculture. Flamboyante paresse intellectuelle!

Quels termes cruels à m'adresser. Il est facile de prendre le temps d'écrire des billets qui se veulent érudits lorsque l'on dispose d'une journée entière à y réfléchir. Môssieur Péan, à ce que je sache, s'est fait clairer de ses emplois de chroniqueur. Même le producteur de papier nettoyant de la rue St-Jacques l'a flushé il y a quelques années. Comme une vulgaire chaussure, dirait mon ami Jacques Demers.

Avant de juger un homme, marchez une heure dans ses bottines. Vous verrez qu'entre une chronique pour Le Journal de Montréal / Le Journal de Québec, la production des Francs-Tireurs, le maintien de mon blogue sur Canoë, les cours pré-natals, la sélection musicale pour l'émission de Sophie du lendemain et la lecture de trois essais américains, il ne me reste que très peu de temps libres.

Ce n'est pas de ma faute si le foutu pupitre du Journal n'est pas capable de faire un peu de fact-checking!

En m'attaquant ainsi, Stanley Péan souhaite porter sa cause plus loin. Mais, concrètement, il ne fait que le procès du dérisoire.
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(1.) Remarquez ma grandeur d'âme. Rien ne m'oblige à mettre un lien vers un blogue qui, à l'inverse du mien, que dis-je DES miens (je suis une machine, j'ai l'impression occasionnelle qu'on me dédouble) génèrent des milliers de clics par jour (ou du moins par semaine).

vendredi 18 janvier 2008

Je vomirai les tièdes

La vie d'un franc-parleur est ponctué de claques sur la gueule. J'en donne un sacré lot, mais à brandir le poing, il m'arrive d'en recevoir sur la margoulette aussi.

Clairement, le blogueur RadiCarl ne m'a pas en odeur de sainteté.

Pour montrer ma grandeur d'âme (et ainsi la vacuité de sa pensée), je vous laisse le lien vers son seau de vomissures portant mon nom.

mardi 18 décembre 2007

Mots de tête - Pusillanime

Ce qu'il y a de bien avec les gens de lettres, c'est qu'ils savent insulter. Je me suis récemment attiré les foudres de Christian Mistral, un homme qui, lorsqu'il n'est pas occupé à battre des femmes et/ou à se saouler la gueule, sait manier la plume de belle façon.

L'une de mes sorties intempestives, (mais ô combien à propos) sur mon blogue officiel récemment l'a fait sortir de ses gonds. Ce qu'il dit est entièrement faux bien sûr, mais il déblatère sur mon cas avec une rare élégance faite à la langue française.

Parlez de moi en bien ou en mal, mais parlez de moi dit l'adage. Mais j'aime mieux lorsque l'on parle de moi en bien. Et je m'y applique avec soin. Sophinette préfère cela aussi, il va sans dire.

J'aime apprendre des nouveaux mots et les servir dans mes chroniques du Journal de Montréal. J'aime aussi lorsque l'on dépoussière des mots peu ou sous-utilisés. J'extrais donc de cette diatribe, un mot, une insulte même.

pusillanime adj.

• 1265; bas lat. pusillanimis, de pusillus animus « esprit mesquin »

Littér. Qui manque d'audace, craint le risque, les responsabilités. fi craintif, faible, frileux, timoré. « Comme tous les esprits pusillanimes, il ne se préoccupa que de rejeter sur d'autres la responsabilité de ses actions » (Mérimée).

Comme dans la phrase:
«Martineau s’en était pris à Laferrière avec son pitoyable arsenal ordinaire de majuscules, de citations juxtaposées, de questions rhétoriques et d’invectives atones. Plusieurs ont compris ce jour-là qu’il venait de basculer hors de sa zone pusillanime naturelle, qu’il se croyait enfin un redoutable intervenant intellectuel, bref qu’il divorçait du réel.»

Permettez-moi de trouver que cet alcoolo fini et édenté pousse les limites pas mal loin.

Crisse de fou!

lundi 12 novembre 2007

Défoulement majeur

Pris dans la tourmente une fois de plus, je réplique et riposte.

Je l'ai fait officiellement ici sur mon blogue. Vous apprécierez les commentaires rigoureux de mes lecteurs. Au moment d'écrire ces lignes, il y a cinq commentaires et hormis quelqu'un qui doute, les quatre autres sont de très haut niveau.

Je me demande pourquoi je me suis défoulé sur Louise Cousineau sur ce blogue alors que j'avais déjà écrit ces lignes édifiantes dans le Journal aujourd'hui.

«Il y a des insultes qu'on reçoit comme des éloges. C'est le cas du texte qu'a écrit Louise Cousineau à mon endroit avant-hier dans La Presse.

Je l'ai déjà dit et je le répète: le jour où je compterai madame Cousineau parmi mes fans, je songerai sérieusement à quitter mon métier.

Car elle représente tout ce qui m'ennuie, tout ce que je conchie. La petite culture tiède, plate, inodore, incolore et sans saveur, avec rien qui dépasse, pas un mot plus haut que l'autre, pas un pli.

Une culture de matante qui tripe sur les téléromans poches, les quiz idiots et les films de chiens.»


Parfois l'original devient parodie. Parfois la parodie dépasse l'original. Jugez-en par vous-même.

Réplique à un sofa

Ainsi donc, ma prestation à l'émission Le 3950 samedi soir dernier a fait jaser. Il y en a qui trouve que je suis allé trop loin.

Je m'en suis expliqué sur Canoe ici, et , sur ce blogue et aussi dans ma chronique, mais on dirait bien que ce n'est pas assez.

Je me suis attiré les foudres de la vernaculaire chroniqueuse télé de La Presse, Louise Cousineau. Elle qui couvrait la télé bien avant l'arrivée de la couleur sur le petit écran. Elle qui trouve que Providence, c'est donc bien bon. Elle qui doit écouter Francoeur en cachette.

Elle a titré sa chronique Richard Martineau fait un fou de lui. Tout cela afin de régler des vieux comptes avec moi, la preuve que je suis effectivement influent et que mes opinions comptent.

Elle se moque de moi parce que j'ai osé i-r-o-n-i-q-u-e-m-e-n-t traîter Jean Charest de... enfin bref vous savez... Elle ressasse depuis 1998, neuf ans!!!, une histoire qui traîne depuis la sortie des Francs-Tireurs. (De plus, elle me donne raison, elle aime pas ça mon émission!)

Là où je décroche, c'est lorsqu'elle OSE affirmer qu'elle espère que Nicolas, l'enfant que porte si fièrement mon épouse, ne me ressemble pas. C'est de la mesquinerie de basse-cour.

Par chance, mes vrais amis, eux, savent me défendre et m'épauler bien que ce soit du bout des lèvres... (En plus, cela vous permettra de voir ce que j'ai l'air lorsque je prends la pose "n'est-ce pas que je suis astucieux?")

Pour finir, permettez-moi de lancer à la figure de Mme Cousineau: «Vous n'êtes qu'une maudite couch potato qui sent le pipi de chien.»

Voilà, eh que ça fait du bien.

samedi 10 novembre 2007

Imposture

Les gens ne savent plus quoi inventer pour se divertir.

Avec la venue des blogues et des jeux de vies virtuelles, ils en viennent même à se concocter une existence complètement à part, à fabuler et à faire des personnages avec des gens connus.

C'est ce qui est en train de m'arriver. Moi, votre modeste serviteur.

Un blogueur qui se veut rigolo me fait intervenir comme crétin de service dans une fausse discussion de la commission Bouchard-Taylor.

Je proteste. J'étais même pas là.

Non, mais y'a quand même des maudites limites.

mercredi 31 octobre 2007

CALMONS-NOUS!

Bon ça y est!

On m'attaque encore pour mes IDÉES.

Dans ma chronique de ce matin. J'ai écrit qu'une étude de la Fédération des cégeps du Québec faisait état d'une plus grande utilisation de drogues dans les écoles privées en comparaison avec le réseau des écoles publiques.

Une fois mon pamphlet imprimé, une horde de lecteurs malveillants (sans doute abonnés à La Presse du week-end; ne riez pas cela donne assez de papier pour calfeutrer vos fenêtres en prévision de l'hiver) m'ont écrit pour me dire que j'osais repiquer à mon compte un dossier d'un journal concurrent.

What the hell! Lorsqu'une nouvelle est en marche, on ne peut empêcher le journaliste consciencieux de faire son travail. Que La Presse en ait parlé avant moi n'est qu'une coïncidence. La preuve, c'est que je ne l'avais même pas mentionné dans ma chronique.

Je ne le savais même pas qu'il y avait eu ce dossier. Mon week-end a été occupé à lire le supplément littéraire du New York Times et à faire la vaisselle, car je suis un homme rose.

Sachez que j'ai de bons amis à La Presse. Ce sont des pros. Ils comprennent qu'on ne peut pas retenir une nouvelle pour soi.