Nous vivons une période formidable. Tout va vite. Trop vite diront certains.
Pas moi, moi j'en veux plus, toujours plus. Plus de nouvelles, plus d'informations, plus d'accès à l'internet, aux moyens de communications. Tout cela fait partie de la grande évolution humaine que l'on appelle, le progrès.
Il y a longtemps que je n'ai pas cité Marshall McLuhan: «Le médium est le message.» (Petite parenthèse: il fut un temps où le simple fait de citer Marshall McLuhan dans les couloirs de l'UQAM vous permettait de ramener une fille à la maison. J'ai ainsi pu faire fi de mon physique que certains qualifient d'ingrat.)
Je ne comprends donc pas pourquoi, en 2008 (et en 2007 aussi, vous verrez plus tard), certains syndicats obtus continuent de revendiquer des choses qui vont à l'encontre du progrès. Habituellement, lorsque l'on refuse le progrès, on ne s'adapte à rien. On refuse d'évoluer et, au bout du compte, on meurt.
Ce n'est pas le progrès qui tue, c'est la résistance au progrès. Parlez-en aux dinosaures ou aux dodos, ces oiseaux stupides qui se ruaient sur les chiens des colons espagnols.
Depuis un an aujourd'hui, les journalistes du
Journal de Québec sont en lock-out parce qu'ils ont refusé de s'adapter. Et qu'ils refusent encore. Les journalistes, des gens de médias, des gens de communications, refusent de travailler sur le web. Ça leur donnerait trop de job sans doute.
En plus, ces gens-là ont la semaine de quatre jours. Vous vous rendez compte? QUATRE jours. Trente-deux petites heures! C'est abberrant. Malgré leurs conditions de gras-dur, ces enfants gâtés des années folles où l'on ne refusait rien aux puissants syndicats refusent désormais d'évoluer et de se tourner vers le futur, vers le progrès, vers l'information sur internet.
Ce n'est pas moi qui le dit, mais Luc Lavoie.
On m'a blâmé rapidement parce que, en tant que pigiste, simple travailleur autonome, je continue à publier mes chroniques dans le
Journal de Québec. C'est bien plus simple de s'en prendre à un modeste travailleur seul, une forme de petite entreprise que de questionner les motivations derrière ce conglomérat syndical mis sur pied pour préserver les acquis d'un petit nombre de privilégiés.
Tellement occupés à sauvegarder les acquis du passé, qu'ils en sont venus à tourner le dos au présent, voire au futur.
Je me dois de faire rentrer l'argent à la maison, mettre du beurre sur le pain familial. Pourquoi devrait-on me conspuer? (Et pourquoi devrais-je priver mon lectorat de Québec de mes opinions judicieuses ?)
Joyeux anniversaire, les grévistes, on se reparle dans un an?